La Commission Européenne apprécie la transparence de la blockchain, lorsqu’elle l’est

La Commission Européenne apprécie la transparence de la blockchain, lorsqu’elle l’est

La Commission Européenne a commencé à s’intéresser au protocole Blockchain en lançant un observatoire et un forum sur ce protocole. Cet observatoire-forum a été planifié pour suivre le potentiel de la technologie de la Blockchain, mais aussi pour voir les répercussions, les risques et les opportunités qu’elle peut apporter à l’Union Européenne. Mais compte tenu de leur communiqué de presse, force est de constater que la Commission ne s’est pas encore réellement statuée sur sujet et hésite même d’apporter la certitude juridique prévue.

Le Blockchain comme outil de responsabilisation et d’audit

Pour ne pas rater le virage numérique que représente la Blockchain, la Commission Européenne a organisé un observatoire-forum sur ce protocole. Les niveaux élevés de traçabilité et la sécurité des transactions économiques réalisées par le biais de ces technologies ont fortement séduit la Commission d’où l’élaboration d’une stratégie globale pour ce protocole. L’Union Européenne s’attend à ce qu’il « transforme les modèles économiques dans divers secteurs comme les soins de santé, l’assurance, la finance, l’énergie, la logistique, la gestion des droits de propriété intellectuelle ou les services publics ».

Toutefois, en omettant de mentionner le Bitcoin ou la crypto-monnaie dans son communiqué de presse, la Commission laisse apparaitre son hésitation sur la fiabilité de ce protocole.

Le Blockchain comme outil de blanchiment d’argent

L’unité de police européenne Europol a organisé un atelier sur l’élaboration de mesures de lutte contre le blanchiment d’argent liées aux crypto-monnaies comme le Bitcoin. Selon cette unité, « l’adoption de cryptomonnaies à des fins criminelles, y compris le financement du terrorisme, est en augmentation ». Or il a été démontré dans un rapport récent sur les crypto-monnaies que les transactions bitcoin associées aux activités illégales sont tombées à 0,61% avec une baisse de 40% depuis 2013. Force est de constater que les criminels continuent à utiliser les crypto-monnaies à des fins de blanchiment d’argent comme avec tout autre système monétaire. Mais la question se pose quant à leur procédé. En effet, il est plus facile de déplacer des fonds illicites sur un Blockchain que par transaction bancaire, mais cela reste limité. Dissimuler et masquer l’origine d’un Bitcoin s’avère être extrêmement compliqué à grande échelle et les criminels commencent à s’en rendre compte. D’ailleurs, la commission européenne admet que le Blockchain est connu pour ses niveaux élevés de traçabilité et de sécurité.

La réponse aux besoins des départements reste la meilleure explication probable aux déclarations opposées de l’Europol et de l’observatoire –forum de la Commission européenne. Minimiser les menaces que représentent le Blockchain pourrait en en effet annuler les financements d’où l’intérêt de mettre en évidence les activités criminelles en ligne. D’un autre côté, il est dans l’intérêt d’un incubateur du Blockchain de faire l’impasse sur ses inconvénients et de miser uniquement sur les avantages. Le Blockchain peut alors être considéré sous plusieurs angles et comme tout autre système, il peut avoir des avantages et des inconvénients.

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