Bitcoin et les crypto-monnaies un bannissement mondial

Bitcoin et les crypto-monnaies un bannissement mondial

Alors qu’on a appris récemment que Facebook avait établi une interdiction sur les publicités de crypto-monnaies, c’est maintenant l’Inde qui aurait les crypto-devises dans le collimateur. Le gouvernement indien par la voix de son ministre des Finances, Arun Jaitley, affirme que ces actifs numériques n’y ont pas un cours légal et qu’ils ne font pas partie du système de paiements.

Une phrase détournée par les journalistes en mal d’audimate, créant ainsi un FUD    (Peur Doute et Incertitude) inutile.

Actuellement, aucun pays à l’exception du Japon a désigné le Bitcoin comme un cours légal.

Il est étonnant de voir une situation commune à tous les pays se transformer en Ban  (interdiction) dans la plume des journalistes.

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Un combat contre le blanchiment d’argent et le terrorisme

Au cours d’une réunion qui a eu lieu le jeudi 1er février 2018, le ministre indien des Finances, Arun Jaitley, a fait comprendre que la détermination du gouvernement à proscrire l’utilisation des monnaies cryptographiques est directement liée à sa lutte incessante contre les phénomènes de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme. Une chose qui se comprend étant donné que des crypto-monnaies telles que Monero (avec sa mise en avant de l’intraçabilité) ou le ZCash (avec sa mise en avant de l’anonymat) s’utilisent activement à de telles fins sur le marché noir même si ce n’est pas leur unique usage.

Pour le gouvernement indien, ces monnaies se servant de la technologie blockchain – aussi révolutionnaire qu’elle puisse être – n’ont pas un cours légal dans le pays.

Arun Jaitley a déclaré : « Le gouvernement ne reconnaît pas la crypto-monnaie comme une monnaie ayant cours légal et prendra toutes les mesures nécessaires afin d’éliminer l’utilisation de ces actifs cryptographiques dans le financement d’activités illégitimes ou dans le cadre du système de paiement. »

Un discours qui est presque rassurant pour tous les crypto-amateurs, qu’il a en plus tempérés par la déclaration suivante : « Le gouvernement va explorer de manière proactive l’utilisation de la technologie blockchain pour accompagner le développement de l’économie numérique. »

Les activités illégales sont les principaux arguments des détracteurs du bitcoin, tels que les acteurs du secteur bancaire.

Ces derniers prennent un malin plaisir à vociférer lors de chaque FUD, afin de nous démontrer que cette monnaie cryptographique est principalement utilisée pour les activités illégales, tels que le terrorisme.

Par conséquent, une régulation où tout autre initiative qui réduirait cette mauvaise utilisation des crypto-monnaies ne peut être qu’une bonne nouvelle qui assainira le marché.

Malheureusement, dans la bouche de certains médias “mainstream” (grand public) conjointement associé aux lobbyste du secteur bancaire criant à l’éclatement de la bulle d’air que sont les crypto-monnaies, le marché s’effondre.

Et l’hiver est arrivé, la neige et le verglas n’ont peut être pas fini de provoquer des glissements.

Il y a deux semaines, nous vous avions partagé l’opinion de Julian Hosp, le fondateur de TenX qui avait prédit une chute du Bitcoin à 6000$.

Il faut lui concéder que sa prédiction à un moment où le Bitcoin avoisinait les 12 000$ paraissait folle, mais aujourd’hui elle tend à devenir réalité.

Mais rassurez -vous, car notre prophète a prédit un Bitcoin à 50 000$ en 2018.

Car oui, les crypto-monnaies ne sont pas une bulle vide, il y a une réelle technologie derrière qui révolutionne tous les secteurs de l’économie.

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Une Vision réaliste est objective

Ajeet Khurana, un spécialiste indien du secteur des crypto-monnaies rassure par des propos raisonnables. Ce dernier en se livrant à une analyse des propos du ministre indien des finances a déclaré que les crypto-monnaies ne seront pas « bannies » en Inde, mais qu’elles ne feraient pas partie du « système de paiement » du pays. Dans le cadre d’une interview accordée à la plateforme « Your Story » il a expliqué : « Le système de paiement comprend beaucoup de choses comme le mécanisme de règlement et le système bancaire. Récemment, des portefeuilles numériques et d’autres mécanismes de paiement ont été ajoutés au processus. »

Donc, pour cet homme qui se trouve à la tête du Comité de la Blockchain et des Crypto-monnaies de l’Inde, ce que le ministre des Finances a voulu faire comprendre, c’est que les crypto-monnaies ne sont pas considérées comme faisant partie de « ces systèmes de paiement »

Il a également fait un parallèle avec l’or en affirmant : « De même, l’or ne fait pas partie d’un système de paiement, mais les gens troquent encore des actifs comme l’or contre des biens, tant que les deux parties enregistrent la transaction. Il s’agit d’une transaction fondée sur un troc d’actifs. »

Ce qui conduit à la question de savoir s’il sera au moins possible en Inde d’échanger une crypto-monnaie contre une autre.  Et il faudra pour cela qu’il y ait une certaine clarification de ce que le ministre indien des Finances entend par « système de paiements ».

Les baisses du Bitcoin et les informations confondantes

Le Bitcoin avait déjà enregistré une certaine baisse récemment lorsqu’une déclaration “maladroite” du ministre Sud-Coréen de la Justice avait fait croire à tout le monde que le pays comptait « interdire » la crypto-devise. Son cours avait, en ce moment, plongé de 20% pour se retrouver à environ 9000 dollars. Une chute que le marché n’a pas encore totalement digérée malgré l’intervention du ministre des Finances pour clarifier et apaiser la situation en expliquant que les propos de son collègue ne retranscrivaient aucunement les intentions du gouvernement. Ce dernier avait expliqué : « Ce sujet de la fermeture des plates-formes d’échange dans le pays, évoqué par le ministre de la Justice, n’est qu’une proposition de son ministère et devra être discuté entre les différents ministères. »

La Corée du Sud compte sûrement apporter plus de régulation concernant le Bitcoin et les crypto-monnaies, mais ne se dirige pas vers une interdiction totale.

Une nouvelle mauvaise interprétation des propos, cette fois, du ministre indien des finances, s’est encore répandue telle une traînée de poudre, faisant une fois de plus dégringoler le cours du Bitcoin qui est actuellement de 8611,74 dollars soit 6882,12 euros.

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