EU et USA mettent en garde face aux dangers des crypto-monnaies

EU et USA mettent en garde face aux dangers des crypto-monnaies

Face au succès de plus en plus grandissant de la blockchain et des crypto-monnaies, plusieurs instances et institutions sonnent l’alerte. Cette semaine encore, les autorités européennes de régulation ont à cet effet, lancé un avertissement aux investisseurs. Trois d’entre elles ont tenu à attirer l’attention du public sur 3 points en particulier:

-le premier sujet d’inquiétude est relatif au nombre croissant de nouveaux investisseurs se dirigeant vers ces actifs sans pour autant être réellement conscients des risques qui y sont liés.

-les crypto monnaies sont extrêmement volatiles, et l’évolution de leurs cours affiche selon ces autorités tous les signes caractéristiques d’une bulle spéculative.

Les devises virtuelles ainsi que les plateformes d’échanges qui ont pour habitude d’en faire le trading ne sont soumises à aucune réglementation de l’UE, les autorités ont tenu à avertir les investisseurs.

-Ces derniers ne bénéficient d’aucune protection contre les cyber-attaque.

Pire, cette absence de réglementation et le fait que la blockchain permette la réalisation de transactions sous couvert d’anonymat, auraient des répercussions bien plus graves encore. Selon certains dirigeants et experts des question de sécurité, les crypto monnaies constitueraient en effet, un moyen parfait pour financer des activités terroristes.

Après les attentats du 11 septembre 2001, de nombreux outils ont été créés dans le but de permettre aux États-Unis de mieux lutter contre les opérations de financement du terrorisme. Cependant, depuis que les monnaies virtuelles ont vu le jour surtout avec le système de la blockchain, des inquiétudes ont commencé à naître.

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La blockchain pourrait servir pour financer le terrorisme

Des inquiétudes commencent réellement à prendre forme, notamment dans les cœurs de ceux qui ont mis au point ces outils, comme Juan Zarate, ancien assistant adjoint de Georges W. Bush, et ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale. Les outils qui ont été créés visent à dissuader les tentatives de financement des activités terroristes. Or avec l’anonymat que confère la blockchain, c’est un nombre important de potentiels terroristes qui passent outre les mesures mises en œuvre dans le but de prévenir les activités terroristes.

Selon Juan Zarate, des pays comme l’Iran ou encore la Corée du Nord sont en quête de moyens pouvant leur permettre non seulement de transgresser les dispositifs qui limitent leur accès à des ressources financières, mais aussi de déséquilibrer le système financier mondial. Cependant, il convient de souligner que Juan Zarate n’est pas totalement contre l’utilisation des crypto-monnaies. Il soutient même l’idée selon laquelle leur usage permet une certaine autonomisation des individus et un meilleur fonctionnement du système commercial au niveau mondial. Aussi, Juan Zarate a-t-il ajouté que l’État américain pourrait reprendre les concepts de la blockchain pour peaufiner son système de contrôle des transactions financières en ligne.

Les plus grandes craintes alimentée par la blockchain

En l’état actuel des choses, Zarate craint surtout que la blockchain fragilise à la longue les systèmes de défenses anti-terroristes et les rende totalement inutiles. Mais la plus grande crainte immédiate, c’est qu’il est plus que probable que la blockchain permette aux pays d’échapper aux sanctions qui leur sont imposées. Selon les analyses de Zarate, ce sont les États qui sont le moins présents sur la scène économique internationale qui risquent de s’appuyer sur les crypto-monnaies pour avoir plus de liberté dans leurs transactions financières. Il semblerait d’ailleurs qu’une startup suédoise ait déjà obtenu une autorisation pour développer une application afin d’aider à contourner les sanctions qui pèsent contre un pays comme l’Iran.

Des rapports récents ont, en outre, fait état de ce que la Corée du Nord est en train de mettre sur pied un fond de guerre financé à partir de crypto-monnaies afin de ne pas subir les sanctions au niveau international. La Corée du Sud a même accusé la Corée du Nord de lui avoir volé des milliards de won dans le piratage de la plateforme Youbit qui a eu lieu en décembre 2017.

Par ailleurs, les représentants de la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine et de la CFTC (Commodity Futures Trading Commission), réunis récemment ont conclu que la blockchain représente un risque mineur pour le moment. Ce qui laisse entendre qu’à la longue si rien n’est fait, cela pourrait devenir un gros problème pour plusieurs Etats qui n’auront presque plus les moyens de contrôler l’usage qui sera en fait.

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