Le Bitcoin à la rescousse dans les pays économiquement instables

Le Bitcoin à la rescousse dans les pays économiquement instables

Né en 2009 à la fin de la crise financière, le Bitcoin, cette cryptomonnaie, se développe à une vitesse exponentielle. L’utilisation de cette monnaie virtuelle constitue une véritable révolution dans le monde. Elle s’est répandue très vite dans tous les pays, en particulier, en Afrique australe où son cours a enregistré le niveau plus élevé.

Le 27 novembre de l’année dernière, alors que les cours mondiaux n’avaient pas encore atteint les 10 000 $, les cours enregistrés sur la plateforme locale d’échange (golix.com) au Zimbabwe affichaient des valeurs supérieures à 17 000 $. Cette fois-ci donc, les pays d’Afrique réputés économiquement instables sont en phase avec l’avènement du Bitcoin.

Le bitcoin une solution aux problèmes de développement en Afrique

Le renforcement du bitcoin est soutenu par la technologie Blockchain qui a gagné la confiance des grands investisseurs. L’adoption de cette technologie a permis d’engranger des milliards de dollars en Afrique en capital-risque comme partout dans le monde entier.

Face aux faiblesses institutionnelles qui caractérisent la plupart des pays africains, l’utilisation du Bitcoin à travers la technologie Blockchain permet de pallier ce handicap. Elle améliore le fonctionnement des instruments financiers habituels tout en apportant des nouveaux outils plus performants pour gérer les finances publiques et privées.

Les corruptions qui gangrènent l’économie des pays en développement seront fortement réduites, voire éradiquées par l’adoption du Bitcoin comme moyen d’échange commun.

Grâce à la technologie Blockchain qui le sous-tend, les informations sont sécurisées, les transactions sont enregistrées de façon permanente. Ce qui permet d’éliminer les fraudes et d’opérer le transfert instantané des actifs sur le réseau.

Un vecteur d’inclusion financière

L’utilisation des crypto-monnaie  favorise la participation de tous les acteurs de la vie économique en bannissant toute forme d’exclusion financière. Elle permet de réduire de façon significative les coûts de transaction.

 

Le constat est édifiant, Bitpesa une start-up proposant des services de transactions financières via Bitcoin, est parvenue à réduire les frais de transaction à l’international de 75 %. Cette entreprise déjà présente au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda réalise la performance de finaliser un transfert à moins de 2h au lieu de 12 jours habituellement.

 

Le Bitcoin (régi par la technologie Blockchain) permet à tous ses utilisateurs d’avoir un accès presque instantané aux services financiers.  Le système devient ainsi une option de plus en plus fiable par rapport aux institutions bancaires traditionnelles.

pays économiquement instables

Un facteur de bonne gouvernance en Afrique

L’adoption du Bitcoin par le biais de la technologie Blockchain peut contribuer de façon significative au développement de l’autonomie des populations en Afrique. Elle peut réduire les disparités flagrantes au niveau des informations, sources des différentes injustices et d’abus de pouvoir sur le continent.

Une telle réduction restaure le climat de confiance des populations aux autorités étatiques et tend vers l’amélioration de la bonne gouvernance. De plus, les faibles structures juridiques des pays en développement, facteur de gabegies et de corruptions, seront compensées par l’utilisation de la crypto-monnaie.

 

Le Wall Street Journal, affirme dans une de ses éditions en 2017 la forte augmentation des utilisateurs du Bitcoin au Soudan, au Kenya et en Afrique du Sud. Trois pays qui voient dans le Bitcoin un canot de sauvetage face aux incertitudes économiques qu’ils traversent.

L’encouragement du FMI

La directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde voit de bons augures le développement du Bitcoin dans les pays en développement.

 

Ces derniers, compte tenu de l’instabilité de leurs monnaies et de la faiblesse de leurs institutions, peuvent tirer avantage de l’utilisation croissante des crypto-monnaies.


Le Bitcoin pourra ainsi pris comme devise virtuelle à la place de la monnaie d’un autre pays, comme le dollar américain par exemple. Christine Lagarde appelle ce phénomène la dollarisation 2.0.

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