Les médias étatiques chinois accusent les plateformes d’échange et les ICO de défier la répression

Les médias étatiques chinois accusent les plateformes d’échange et les ICO de défier la répression

Dès les prémices des crypto-monnaies, la chine s’est positionnée comme l’un des plus grands acteurs du domaine, notamment concernant le Bitcoin. Une grande partie des exploitations du Bitcoin était réalisée en Chine et environ 90 % des échanges de Bitcoin s’effectuait en chine. Cependant en 2017, le gouvernement chinois avait pris des mesures répressives à l’encontre du Bitcoin, des crypto-monnaies, des plateformes d’échange et des ICO. Mais malgré cela, il semblerait que les plateformes d’échange continuent de fonctionner et des ICO ont toujours lieu. Voice of China, le média d’État chinois a publié des rapports critiquant les efforts faits par les plateformes d’échange de crypto-monnaies chinoises et les ICO pour continuer d’opérer en dépit des répressions du gouvernement chinois.

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Voice of China critique la défiance des plateformes d’échange

Le média chinois énonce le fait qu’en septembre 2017, les commissions de la banque centrale du pays et sept ministères avaient publié une annonce mettant en garde contre les risques des émissions des crypto-monnaies. À ce moment, ils avaient exigé que toutes les institutions cessent leurs activités.

Dans un des rapports publiés, Voice of china a indiqué qu’en dépit de l’interdiction officielle, plusieurs entreprises ont pu trouver une solution pour contourner la censure. Afin de continuer à profiter de la montée du prix du Bitcoin, les plateformes d’échange chinoises ont créé des sites web en dehors du pays et ont continué de fournir des services aux utilisateurs locaux et en opérant en tant que sociétés étrangères.

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La société Okex pris comme cible

Les rapports du média d’État chinois dénoncent particulièrement la société Okex. Voice Of China accuse la compagnie d’avoir recours à un stratagème des plus frauduleux en plus d’offrir des titres sans licences. Pour dissimuler ses opérations en Chine, la société utilise des sociétés-écrans.

Lorsque l’interdiction nationale a été mise en œuvre, la plateforme OkCoin a transféré toutes les informations sur les utilisateurs et toutes les crypto-devises à la plateforme d’échange Okex qui s’est établi à l’étranger. Voice of China énonce aussi le fait que les clients croient que l’entreprise est en dehors de la chine ; le soi-disant siège social de l’Okex serait à Belize et l’équipe à Hong Kong, mais en réalité la société exploite toujours la société qui est localisée à Beijing, pour preuve la majorité des utilisateurs de la plateforme serait des Chinois.

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Des ICO chinoises croissantes malgré l’interdiction

En plus des plateformes d’échange qui continuent d’opérer illicitement, Voice of china a également énoncer le fait que les ICO sont toujours en nombre croissant défiant clairement les directives du gouvernement.

Il a été dit en septembre dernier que l’émission de crypto-monnaies est essentiellement un financement public illégal. Le rapport accuse les ICO de violer les réglementations financières en émettant illégalement les crypto-monnaies, en distribuant illégalement des valeurs immobilières, en collectant illégalement des fonds, en plus de contribuer à des activités illégales et criminelles.

« One size Fits all » à repenser

En dépit de la description très critique des ICO, le professeur de la Faculté de droit du Central University for Nationalities a critiqué les réglementations sur les crypto-monnaies. Étant censé avoir une large expérience dans l’analyse et l’observation des crypto-monnaies, le professeur Jianpeng est en faveur d’une dynamique globale et une réglementation souple qui favorisent l’innovation. Les crypto-monnaies présentent des caractères qui peuvent à la fois mener à des activités criminelles mais aussi contribuer à un capital-investissement.

Le Bitcoin et les crypto-monnaies, en soi ne sont pas une mauvaise chose. Le problème se situe plutôt au niveau de son utilisation par des tierces personnes. Pour promouvoir l’innovation, il sera nécessaire de revoir les réglementations.

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