La Suisse considère formellement l’idée d’avoir une monnaie cryptographique étatique

La Suisse considère formellement l’idée d’avoir une monnaie cryptographique étatique

La Suisse est connue dans le monde des crypto-monnaies comme étant une crypto-nation. La Crypto Valley ou de son vrai nom Zoug est une petite ville Suisse où de nombreuses entreprise lié à la blockchain se sont établies pour profiter d’une fiscalité avantageuse. Bien que la Suisse soit un pays où les crypto-monnaies soient populaires, les grandes institutions financières sont restées à l’écart. Toutefois, au dernière nouvelle, la Suisse envisagerait formellement les différentes possibilités pour mettre en place une crypto-monnaie nationale. Une étude sur les opportunités et les risques d’un « e-franc » a été demandée par le gouvernement suisse.

E-franc, la monnaie cryptographique nationale suisse

À l’initiative de Cedric Wermuth, Député et vice-président du parti social-démocrate suisse, le Conseil fédéral a décidé d’ouvrir une étude formelle sur la crypto-monnaie. Le Conseil fédéral a déclaré être conscient des challenges majeurs, financiers et juridiques derrière l’utilisation d’une crypto-monnaie nationale. L’étude permettra en outre de cerner les différents aspects de l’adoption de l’e-franc, juridiques, financiers et économiques. Mais avant que l’étude ne débute, la chambre basse du Parlement suisse doit encore approuver l’initiative, donc pour l’instant aucune date n’a été officialisée. Quand ce sera fait, un bureau d’étude spéciale sera mis en place par le département en charge des finances.

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Une initiative que tout le monde ne voit pas d’un bon œil

L’idée de développer une monnaie cryptographique nationale, a été insufflée depuis février par le Président du groupe Financier SIX Roman Lacher. De son point de vue, une crypto-monnaies contrôlée par la banque centrale serait bon pour l’économie, car elle créerait beaucoup de synergie.

Tous ne partagent pas la même opinion, certaines banques affichent une position tout à fait différente et se méfient de l’utilisation de l’e-franc. Il y a un mois, un membre du Conseil d’administration de la Banque Nationale Suisse, Andréa Maechler, a donné son avis selon lequel une monnaie cryptographique émise par l’État pourrait favoriser la fuite de capitaux, les monnaies cryptographiques du secteur privé seraient plus avantageuses et présenteraient moins de risques.

Quelques semaines auparavant, Alex Weber, le Président du conseil de surveillance de l’UBS a décidé que la plus grande banque suisse n’offrirai pas à ses clients d’effectuer des transactions sur le Bitcoin ou d’autres crypto-monnaies. Lors de son discours au Basel Messe, il a appelé à des contrôles sévères en affirmant que les monnaies cryptographiques sont ouvertes à l’abus. Selon Alex Weber, les crypto-monnaies ne sont que des véhicules d’investissement hautement spéculatifs, et facilitent le financement des actes terroristes et le blanchiment d’argent.

Bien qu’il soit contre les crypto-monnaies, Alex Weber avait reconnu que la technologie blockchain qui était derrière ces dernières proposait de nombreuses opportunités.

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La Suisse n’est pas le premier ni le dernier à envisager sa propre crypto-monnaie

La Suisse n’est pas le seul pays à avoir pris ces mesures, la Suède par exemple prévoit également de lancer sa propre crypto-monnaies. Le lancement du projet avait été annoncé en 2016 avec le soutien de la Banque Nationale suédoise Riksbank. Jusqu’à maintenant, les Suédois continuent de travailler activement pour la mise en place de l’e-krona. Au mois d’avril dernier, il avait été annoncé que la Suède n’allait pas utiliser la blockchain pour sa monnaie. Elle mise plutôt sur la technologie Tangle qui est derrière la crypto-monnaie IOTA.

Le premier pays à avoir lancé officiellement sa crypto-monnaie est le Venezuela. En début d’année le Président vénézuélien, Nicolas Maduro a eu  idée de lance une crypto-monnaie basée sur le pétrole.

Avoir une crypto-monnaie nationale est une idée que plusieurs pays envisagent. Ce n’est pas seulement la Suisse ou la Suède, mais la Russie avait déjà songé à mettre en place le Crypto-rouble. Bien que ces projets soient encore en cours de développement, quand ils seront finalisés, ce sera un nouveau revirement.

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